Vente Osenat Epoqu'Auto : le retour à l'équilibre se confirme.

Lancia Fulvia Zagato 1.3 S
Lancia Fulvia Zagato 1.3 S

La traditionnelle vente aux enchères du salon lyonnais Epoqu'Auto réalisée par Osenat montre à nouveau le retour à l'équilibre sur le marché des belles sportives. Ce qui a été vendu est parti à des prix qui nous rappellent que les arbres ne montent pas jusqu'au ciel. Et les quelques modèles spéculatifs présentés ont été vendu parce que précisément ils n'étaient pas entre les mains de spéculateurs pressés de réaliser leur retour sur investissement, mais de collectionneurs de longue date.


Ferrari Testarossa
Belle Testarossa ou Porsche "cocktail"...il y avait du choix.
Rolls Royce Silver Shadow 1976
Rolls Royce Silver Shadow 1976
Austin Heakey Mk3 BJ8
Austin Heakey Mk3 BJ8
Porsche 928 GT
Porsche 928 GT
Renault Dauphine, première main
Renault Dauphine, première main
VW Golf GLi
VW Golf GLi

 

Nous avons déjà commenté cette année la difficulté rencontrée par certains modèles surcotés à trouver preneur. Cela est particulièrement visible dans le monde des enchères où les résultats sont publics, mais touche aussi les marchands spécialisés chez qui l'inventaire tend à s'allonger pour les sportives affichées au dessus de 70 000 €. Le phénomène touche particulièrement les marques Porsche et Ferrari, et leurs modèles "jeunes" qui ont vu leur cote augmenter de façon anormale entre 2009 et 2014, avec comme souvent la tentation de remettre sur le marché des autos fatiguées et toilettées à grands frais dans la perspective de réaliser une plus-value latente confortable. Une tendance qui a touché aussi le monde des anglaises avec les cohortes de Jaguar type E et Austin Healey, ré-importées des Etats-Unis par containers entiers pour subir des restaurations dont le perfectionnisme n'a d'égal que le pricing power qui est visé lors de la remise sur le marché.

 

Reste que pour ces modèles qui ne sont pas rares en bon état, la marchandise écoulée dans la zone des 80 - 150 K€ ces dernières années mettra longtemps à revenir sur le marché à de tels prix. Et l'on commence déjà à voir quelques autos bien restaurées adjugées à des prix que l'on qualifierait presque de raisonnables au regard des pratiques des années précédentes.

 

Trois Ferrari trouvent ainsi preneur : une Dino 246 GT avec historique et dans un jus honnête pour 210 000 € (hors frais), cela n'était pas arrivé depuis bien longtemps. Une Testarossa de 1991 dans les mêmes mains depuis une dizaine d'année est partie à 75 000 € (hors frais). Il faut souligner que plusieurs de ses soeurs n'avaient pas atteint leur prix de réserve cette année, après des cours qui étaient montés à plus de 160 000 €... Et pour clore ce trio, une Ferrari Mondial 3.2 dans un bel état d'origine à 35 000 € (hors frais). Les  Ferrari 2+2 n'ont pas connu la même fièvre et continuent à s'apprécier lentement mais sûrement pour qui sait les comprendre...

 

Du côté des anglaises, une Rolls Royce Silver Shadow  1976 de première série, réellement restaurée jusqu'aux trains roulants - c'est assez rare pour le souligner - était sans doute une belle affaire à 20 500 € (hors frais). Une Austin Healey Mk3 BJ8 intégralement restaurée à 46 000 € (hors frais), ce qui confirme la forte tendance baissière pour ce modèle (cf. notre article sur le vente d'octobre). Et une Triumph TR3 de 1960 avec une belle patine et de sains fondamentaux a été adjugée à 25 000 € ce qui reste également en dessous de la cote habituelle pour cette excellente sportive au moteur Massey-Ferguson. Par contre la MG TA déguisée en Type Q n'a pas trouvé preneur, comme souvent pour ces autos trop personnelles et pas assez authentiques.

 

Soulignons aussi deux allemandes de très belle qualité. Une Porsche 928 GT (donc boîte mécanique) très entretenue et faiblement kilométrée (<100 mKm) adjugée à 35 000 € (hors frais). C'est incontestablement plus compréhensible que la 911 jaune "cocktail" de 2.2T, Turbo Look et SC (à vous de choisir selon les angles) tout de même partie à 46000 € (hors frais). Et une BMW M3 E30 restaurée coque à nue, vendue 54 000 € (hors frais). Cela fait cher le cylindre (!) mais son état vraiment exceptionnel le justifie pleinement pour une auto facile à exploiter. 

 

Dans les autos accessibles, une Renault Dauphine de première main, restaurée avec intelligence est partie à 7500 € (hors frais). Et du côté des achats éclairés, une Lancia Fulvia Zagato 1.3 S restaurée à 25 000 € (hors frais) qui pourrait  donner à réfléchir aux acheteurs d'Alfa Romeo prêts à payer parfois le double pour un coupé Bertone moins rare. Du côté des youngtimers, un cabriolet Golf GLi dans un très bel état d'origine a été fortement disputé entre les enchérisseurs pour atteindre les 16 000 € (hors frais) ce qui reste surpayé même si les modèles d'origine se font rares.

 

Cette vente finalement réussie (et nous n'avons pas abordé ici les autos d'avant-guerre également intéressantes qui ont été présentées) marque un nouveau jalon dans le retour à un marché sain. Il est intéressant de constater dans les allées du salon qu'il y avait encore des autos affichées à des prix sans rapport avec leur réelle qualité, mais ceci est un autre débat.

NB : il convient d'ajouter 20% aux prix indiqués dans cet article qui sont les prix "au marteau" pour avoir le prix d'acquisition TTC.


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Commentaires: 1
  • #1

    Alain (vendredi, 17 novembre 2017 22:28)

    Étant sur place lors de cette vente, je me suis renseigné sur la ferrari mondial qui était à vendre ;
    Adjugé 35000 avec un historique totalement flou et en plaque italienne !!!
    Cela confirme la cote montante des Mondial... les prix sont une chose, les historiques en sont une autre !

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