Investir dans l'automobile classique.

Le marché des automobiles classique connait une dynamique qui s'apparente plus à celle du marché de l'art qu'à celui des voitures d'occasion. Nous vous livrons ici quelques une des clés qui permettent de le comprendre.

Jaguar mascotte de calandre
© Classic Auto Invest

De plus en plus d’investisseurs sont à la recherche de diversification de leurs actifs pour faire face à la faible performance des placements garantis comme l’assurance vie ou les livrets bancaires, et au risque des marchés boursiers. Une conjoncture durablement établie dans un contexte de taux d'intérêts bas. 

 

C'est pourquoi depuis plus de 10 ans, les automobiles classiques figurent parmi les objets de collection dont la valeur augmente le plus et de façon régulière. Plusieurs indicateurs permettent de conforter ces observations. Mais avant de commencer par les détailler, il convient de rappeler les fondamentaux de marché.

 



La hausse en valeur des automobiles de collection surclasse régulièrement celle des autres biens mobiliers de collection. Nos historiques de cote confirment cette tendance sur des durées longues. Bien entendu, chaque modèle évolue sur le marché selon son propre cycle. Nous sommes à vos côtés pour étudier la dynamique de modèles à suivre et vous permettre d'arbitrer à l'achat comme à la vente au bon moment. 

Knight Frank Luxury Investment Index 2017
Knight Frank Luxury Investment Index 2017 - © KNIGHT FRANK

La société anglaise Knight Frank a établi une comparaison de l'évolution des cours moyens de différentes catégories d'objet de valeur sur une durée de 10 ans. Pour l'automobile, c'est l'index Hagi Top qui a été retenu comme le plus représentatif, étant constitué d'un panier de voitures de collection faisant référence dans le domaine du suivi des cotes automobiles.

Dynamique de l'offre. L'abondance et ses limites.

Production automobile mondiale depuis 1900
© OICA

Commençons par l’offre. L’offre d’automobiles classiques est directement liée à leur production et au parc restant en état de fonctionnement. La production automobile a connu une forte augmentation pendant les trente glorieuses, passant le cap de 10 millions d’unités annuelles en 1950 et celui des 20 millions en 1963, puis 30 millions en 1970*.

Ces chiffres reflètent la mass production, mais les progressions observées ont été les mêmes chez les constructeurs de luxe ou de sport, ceux qui tirent le marché de la collection. Quelques exemples. Dans les années 60, Ferrari produisait entre 300 et 700 voitures par an ; entre 900 et 2000 dans les années 70 ; entre 2500 et 4000 dans les années 80. Cela signifie qu’il existe aujourd’hui, pour les automobiles produites avant 1980, un réservoir d’offre important. 

* source : OICA

Triumph Spitfire
© Classic Auto Invest

L’autre facteur, celui du parc en état de fonctionnement est plus complexe à cerner.

 

Il dépend de l’intérêt accordé aux automobiles par leurs différents propriétaires, et des travaux de restauration entrepris. D’après l’enquête publiée par la FFVE (Fédération Française des Véhicules d’Epoque) en 2015, le chiffre d’affaire total du secteur des véhicules historiques est de 4 Milliards d’Euros par an en France, pour un nombre de 230 000 collectionneurs. Le nombre de véhicules historiques est estimé à 800 000.

La demande. Facteur générationnel.

Morgan, intérieur
© Classic Auto Invest

La demande est liée à plusieurs facteurs. Les tendances sociétales, avec un engouement avéré pour le vintage, le rétro et tout ce qui a trait à l’ancien de façon plus général, fortement marqué depuis les années 90. Dans l’automobile, il est possible de dater précisément le début de cette tendance au milieu des années 70, avec par exemple en France la naissance du salon Rétromobile en 1975 autour des premiers collectionneurs et passionnés. Le type d’automobile recherché est associé en général au facteur générationnel de l’acquéreur. Celui qui a été adolescent dans les années 80 s’intéressera de façon plus évidente aux automobiles de cette époque lorsqu’il sera en âge de revisiter sa jeunesse et d’en retrouver les objets iconiques, classiquement à partir de 35 ans.

Ce qui signifie qu’un individu de 40 ans en 2015 sera certainement porté vers des voitures des années 1985-1990. Il existe aussi un facteur géographique de la demande avec une explosion des achats et importations vers les pays émergents, phénomène explicable par le faible parc disponible dans ces pays (sauf de rares exceptions) et les moyens financiers considérables d’une petite partie de leur population.

L'utilisabilité. Rouler n'est pas user.

Alfa Romeo, intérieur
© Classic Auto Invest

A tous ces facteurs nous en ajoutons un, celui de l’utilisabilité de la voiture.

Les productions à partir du milieu des années 60 sont des voitures s’utilisent encore de façon très acceptable en matière de performance, confort et sécurité sur nos routes du 21ème siècle, avec des freins à disque, des boites de vitesses synchronisées et des rapports poids-puissance pas si éloignés de ceux de nos véhicules actuels.

Les pièces de rechange existent encore du fait d’une production en série plus massive ou de re-fabrications et de nombreux mécaniciens possèdent encore le savoir-faire ou le transmettent.

Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.

En synthèse, nous sommes actuellement dans une époque où il existe un volume d’offre de qualité important, susceptible de rencontrer ses acheteurs. Avec une accélération plus forte de la demande pour les produits phares qui tirent le marché (Porsche 911, Jaguar E, Ford Mustang, Alfa Romeo coupé Bertone pour ne citer qu’eux) toujours plus haut, entraînant dans leur sillage des modèles concurrents moins connus ou les générations suivantes de ces modèles.

 

S’il n’est pas déraisonnable d’investir encore dans ces bluechips de la collection, il est aussi possible de détecter des modèles qui n’ont pas encore commencé leur décollage de valeur. Nous sommes justement là pour vous les présenter.

 

La recherche d’un bon rendement financier est une nouvelle motivation qui conduit vers ce marché une nouvelle population d’investisseurs purs, faisant encore grossir la demande face à une offre qui ne peut que refléter la réalité historique des productions.


Démonstration en exemples.

Aston Martin Lagonda
© Artcurial

Aston Martin Lagonda

 

Vaisseau futuriste signé Williams Town (Aston Martin DBS), la deuxième génération de berline Lagonda est restée discrète avec une production de 645 exemplaires en 12 ans (1976-1990).

 

Sa ligne étonnante, son tableau de bord tactile et ses phares escamotables sont autant d'exotismes qui ont longtemps détourné les collectionneurs plus classiques d'Aston Martin.

Après une traversée du désert, elle revient sur la scène avec des ventes autour de 50-70 000 €, quand elle dépassait difficilement les 40 000 € il y a 4 ans.

 

Le temps redonne de la gloire aux bizzareries, et si vous succombez à son regard en coin elle saura vous le rendre en retour !



Mercedes 500 SL
© Wikimedia

Mercedes SL (type R107) :

 

Le cabriolet Mercedes qui a succédé en 1971 au célèbre SL "Pagode" (230/250/280) commence à s'apprécier rapidement.

Ce n'est pas une auto rare avec 237 287 exemplaires produits mais il faut être exigeant sur son état de présentation.

Pour un cabriolet 450 SL, une côté moyenne de 12 500 € en 2011, et de 15 500 € en 2015, soit une appréciation de 24% sur 4 ans assez régulière.

A noter, les exemplaires de 500 SL en état exceptionnel commencent à s'échanger 50 000 € et plus, ce qui est un indicateur pertinent de leur potentiel à venir.

Retrouvez la fiche technique sur : Auto Forever


Ferrari 400 i
© Artcurial

Ferrari 400 / 412

 

Il s'agit du dernier coupé à moteur V12 "avant" de l'époque Enzo Ferrari. C'est une voiture rare dont la production totale n'a été que de 2772 exemplaires.

 

Pour la version 400 GT à boîte mécanique produite en 1977-1979, une côte moyenne de 30 000 € entre 2009 et 2015, qui a commencé à décoller depuis, autour de 55 000 à 60 000 €.

 

Un potentiel à 150 000 € s'affirmera avec le temps comme pour toute les grandes Ferrari classiques.

Retrouvez la fiche technique sur : Auto Forever

 


Ces exemples montrent qu’il n’y a pas de règle générale. Un modèle peut voir sa côte stagner plusieurs années puis commencer à décoller soudainement. Un autre progresser régulièrement.

C’est pourquoi nous estimerons une perspective de gain uniquement après étude d’un scénario d’investissement détaillé avec vous.

 

Vous souhaitez en savoir plus sur notre méthode ?


Quelques articles externes :

Le sujet de l'investissement dans les automobiles classiques est régulièrement traité dans la presse économique. 

 

CAPITAL, Dossier Finances Perso : http://www.capital.fr/finances-perso/

L'EXPRESS, Votre argent : http://votreargent.lexpress.fr/placements/

LE FIGARO : http://www.lefigaro.fr/automobile/

 

Des sociétés spécialisées qui établissent des index sur le marché des automobiles de collection :

 

HAGI index : http://www.historicautogroup.com/ 

 

KNIGHT FRANK, The wealth report : http://www.knightfrank.com/wealthreport

 

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