Pourquoi les prix des voitures de collection d’avant 2000 n’ont pas fini de monter ?

Countach, Testarossa et 959
Countach, Testarossa et 959 des valeurs sûres pour longtemps

La valeur de marché d’une automobile dépend du rapport entre sa disponibilité et sa demande. Les automobiles de collection n’échappent pas à cette règle économique, mais l’évolution parfois rapide de leur cours reflète aussi l’impact d’autres composantes comme les goûts de leurs acquéreurs ou l’évolution de leur rareté. C’est à ce dernier phénomène que nous allons nous intéresser aujourd’hui, en observant les volumes de production des marques de luxe depuis 2000 par rapport à leurs niveaux historiques.


Rareté es-tu là ?

Il ne vous a pas échappé que le nombre de voitures de luxe croisé dans nos rues n’a jamais été aussi important. Et encore, les capitales de l’ancien monde sont à peine touchées par le phénomène. Il faut rouler à Shanghai, à Dubaï ou à Los Angeles pour mieux l’apprécier. 

 

Derrière cette impression visuelle se cache une réalité statistique toute autre dont la presse automobile relate peu l’existence : l’explosion du marché de l’automobile de luxe. Qu’entendons-nous par-là ? Les modèles dont le prix dépassent 100 000 € ? Les modèles de telle ou telle marque ? Un certain niveau de puissance ?... En définitive il n’existe pas de définition unique. Et selon les pays, la fiscalité ou l’humeur, il suffit de mettre la barre où l’on veut. 

Nous avons donc retenu une définition qui combine le prestige du blason et la rareté. Sont donc retenues pour cette étude les marques historiquement ancrées dans le luxe et dont le prix de vente moyen est situé au-dessus de 150 000 € : Rolls-Royce, Aston Martin, Bentley, Ferrari, Lamborghini.  S’y ajoutent deux acteurs plus récents, Bugatti et McLaren. Nous n’avons pas inclus les marques artisanales aux volumes plus confidentiels (Koenigsegg, Pagani, Morgan…). 

Parking à Dubaï
Parking à Dubaï

A noter que ce groupe de 7 marques est également retenu par la société d’analyse automobile Jato pour qualifier le marché du luxe (ou « super premium » selon les appellations).

Nous avons étudié également le cas des deux marques sportives spécialisées que sont Porsche et Maserati, mais en faisant un compte à part afin de ne pas fausser la vision du marché. Les modèles les plus haut de gamme des marques premium (BMW, Mercedes-Benz, Audi, Jaguar, Land-Rover, Lexus…) ne sont pas considérés, même si certains tangentent les prix de vente du marché du luxe.


Volumes de production luxe automobile
Volumes de production luxe automobile - © Classic Auto Invest

Premier constat : au seuil des années 2000, le marché du luxe automobile plafonne sous les 10 000 unités annuelles, puis explose à partir de 2004, triplant ses volumes. Il tourne désormais autour de 30 000 unités annuelles. 

Cette croissance est d’abord due au développement de Bentley depuis sa reprise par le Groupe VW. Bentley a multiplié ses volumes par 10 en une décennie, dépassant désormais les 10 000 unités annuelles depuis 2013. Ferrari et Lamborghini ont également poussé les compteurs mais avec une plus grande modération. Le premier doublant son volume annuel pour atteindre actuellement un rythme de 8000 par an (2016). Le second restant loin derrière avec 3457 unités en 2016, même si cela représente une belle renaissance depuis la reprise par le Groupe VW et la dynamisation de son plan produit (à comparer à 296 unités en l’an 2000 !). 

Quant à Aston Martin, après des hauts et des bas, il reste plutôt dans la zone des 3500 unités annuelles. L’apport de Rolls-Royce et de McLaren n’est pas négligeable. La marque de Crewe, sans déroger à son positionnement prix au sommet a vu ses volumes passer de 1000 unités en l’an 2000 à 4000 en 2016. Quant au très récent McLaren, il totalise déjà 3286 unités pour son sixième exercice en 2016 (depuis le lancement de la MP4-12C) ce qui est remarquable si on le compare à l’acteur historique qu’est Lamborghini (3457 unités en 2016).


Volumes de production Ferrari
Volumes de production Ferrari - © Classic Auto Invest

Deuxième constat : avec cette forte hausse de la production, le parc total d’automobiles de luxe est en plein essor. En cumulant les chiffres depuis 2000, nous arrivons à un total de 358 000 automobiles de luxe produites.

Pour comprendre ce que ces chiffres impliquent sur le futur marché de la collection, il faut revenir à des exemples par marques. Prenons Ferrari, la plus emblématique d’entre-elles et la plus désirée en collection. Ferrari a toujours résisté aux sirènes de la production de masse. Mais il doit comme les autres s’adapter à la demande du marché due à l’augmentation du nombre des « très riches ». Ainsi jusqu’aux années 90 la production annuelle moyenne de Ferrari frise avec les 4000 unités sans trop chercher à la dépasser, pour s’établir depuis les années 2000 à un rythme supérieur à 5000, et désormais plus de 7000 par an depuis 2011. 

Sergio Marchionne, Président de l’entreprise de Maranello, a déjà plusieurs fois mentionné que le seuil annuel de 10 000 unités serait atteint au début de la décennie 2020. Le seul exemple de Ferrari nous interpelle là-encore sur la future demande en collection pour ces autos de plus en plus nombreuses. Et Ferrari ne produit à ce jour ni berline ni SUV ce qui limite encore naturellement ses productions…


Du marché du neuf à celui de l’occasion, puis de la collection : la grande question du recyclage des automobiles de luxe.

La croissance des marques de luxe reflète l’enrichissement rapide d’un fragment de population très aisée, notamment dans les nouveaux marchés tels que la Chine, la Russie, l’Inde ou le Brésil. Le magazine Forbes rapporte un doublement du nombre de milliardaires passant de 1011 en 2010, à 2043 en 2017. Quelque part la logique de demande et d’offre est respectée. Du moins pour le marché du neuf. 

Petit retour en arrière sur une mécanique que nous avons bien connue dans nos vieux marchés automobiles européens. Qui était le client d’une Ferrari ou d’une Rolls d’occasion dans les années 70, 80, 90… ? Pas forcément un « très » riche, mais en général un amateur de la belle automobile, ayant tout de même les moyens.

Mais surtout plus préoccupé par le plaisir d’assumer son goût automobile que de paraître au volant de la dernière nouveauté. Quelque part l’acheteur de voiture d’occasion de luxe, quand il s’agit d’un modèle qui n’est déjà plus au catalogue, est avant tout un acheteur passion. Et c’est aussi un acheteur moins fortuné, pouvant accéder pour une fraction du prix du neuf à un rêve automobile. Cela est encore plus vrai quand ces autos entrent dans la zone grise, autour de 15-20 ans d’âge. Moment où leur cote touche en général le fond car elle sont tout juste démodées et pas encore désirables en collection. Pensez aux acquéreurs de Lamborghini Espada à la fin des années 80, ou aux Rolls Royce Silver Spur/Spirit dans les années 2010…


Ventes luxe automobile par région
Ventes luxe automobile par région - © Classic Auto Invest

Troisième constat : les pays émergeants absorbent une part de plus en plus importante de la production d’automobiles de luxe. Pour autant, ont-ils la capacité à recycler ces véhicules en occasion et plus tard en collection ?

Dans les pays émergeants le vintage n’est pas (encore) tendance…

Alors qui seront les acheteurs de ces voitures de luxe d’occasion, dans des pays où juste derrière la classe des très riches il n’y a pas vraiment de classe moyenne supérieure désireuse de s’offrir une Rolls d’occasion pour le quart de son prix ?

Et au-delà du pouvoir d’achat, se pose la question des goûts et du symbole statutaire. Dans les économies émergentes il n’est pas encore tendance de se montrer au volant d’une auto de luxe démodée... Souvenons-nous que dans notre pays, ce qui est aujourd’hui socialement acceptable l’était sans doute beaucoup moins dans les années 70 par exemple, où les collectionneurs automobiles faisaient encore figure de pionniers.

Fausse campagne Aston Martin, mais vrai  slogan utilisé aux USA par BMW pour vendre ses occasions premium !
Fausse campagne Aston Martin, mais vrai slogan utilisé aux USA par BMW pour vendre ses occasions premium !

Il y a fort à parier que nombres d’autos vont revenir vers leurs marchés d’origine. Une tendance que l’on observe déjà sur trois marchés, pour des raisons diverses. Le Japon, marché dans lequel l’appétit pour l’occasion n’a jamais été bien fort. Vous trouverez sans peine sur Google des marchands spécialisés dans le ré-import vers l’Europe de véhicules de luxe plus ou moins récents. Les Etats-Unis, premier marché historique pour le luxe, dans lequel un parc important de Rolls-Royce ou de Ferrari des années 80-90 peine à trouver repreneur. Nos ventes aux enchères sont de plus en plus garnies de ces autos fraîchement débarquées au Havre et munies de leur passeport FFVE désormais sésame pour une régularisation rapide de leur situation administrative. Ce ne sont pas forcément de mauvaises affaires, mais regardez bien les prix en dollars sur les sites américains avant de régler en euros, et surtout les différences de spécifications techniques. Enfin les pays du Golfe. Si les importations sont plus discrètes elles existent bien tant les véhicules de luxes inutilisés après quelques années de service peinent également à trouver de nouveaux clients.

Dilma Rousseff défile dans une Rolls Royce Silver Wraith de1952 pour son second mandat.
Dilma Rousseff défile dans une Rolls Royce Silver Wraith de1952 pour son second mandat.

Le cycle de vie de ces automobiles appelle donc notre questionnement. Avec des volumes produits désormais plus importants, il n’est pas évident que leur recyclage en occasion se fasse aussi bien que pour les générations précédentes et sans voir les cotes baisser plus rapidement. La clé est sans doute dans la capacité des marchés émergeant à développer eux-mêmes un « goût pour le vintage ». Ce qui reste encore très marginal dans ces sociétés où la nostalgie de la consommation n’est pas encore programmée. Reste un dernier réservoir de demande qui ne s’est pas encore ouvert : la Chine, pays dans lequel il n’est tout simplement pas permis d’immatriculer une voiture qui n’a jamais été commercialisée sur le territoire. Le jour où cette règle évolue, il y aura à n’en pas douter un effet d’appel important, surtout sur les voitures déjà anciennes et de marques très connues !

Jaguar XJ 220 « oubliée » aux Emirats Arabes Unis
Jaguar XJ 220 « oubliée » aux Emirats Arabes Unis.

Du luxe au premium, une frontière de plus en plus fine.

Pour terminer ce tour d’horizon du marché du luxe, il est nécessaire de regarder ce qui se passe juste en dessous, en particulier les deux grosses marques premium spécialisées que sont Maserati et Porsche. Ces marques ont un certain nombre de modèles historiques qui affichent des prix record en collection, notamment pour leurs modèles de compétition historiques (14 M$ pour une Porsche 917 ou 5.2 M$ pour une Maserati 300 S). Et les modèles sportifs classiques ne sont pas en reste qu’il s’agisse des Porsche 356 ou des Maserati Ghibli. Qu’en sera-t-il dans un futur proche avec des volumes de production qui ont plus que décuplé ?

 

Porsche a depuis 2002 élargi sa base de clientèle avec le SUV Cayenne. Ses volumes dépassent les 100 000 unités en 2007, puis les 200 000 en 2015. La diversification de la gamme aussi bien du côté des sportives avec le Cayman que des berlines avec la Panamera explique cela. 

Le cas de Maserati est différent.  Historiquement c’est une marque de luxe à l’égal de Ferrari. Du moins jusqu’en 1983, date à laquelle le lancement du modèle Biturbo conçu par Alejandro De Tomaso l’oriente vers une production de volume, puis la 3200 GT et ses descendantes 4200 et Granturismo ciblant explicitement la 911. La descente en gamme s’est confirmée avec la berline Ghibli et le SUV Levante qui permettent à la marque au Trident d’approcher les 50 000 unités annuelles et reposent sur une plateforme de grande série.

Pour ces deux marques sportives, il faut s’attendre à voir la cote des modèles actuels sur une trajectoire plus basse que celle de leurs ancêtres d’ici quelques décennies, et certainement avec un écart plus grand que dans le cas des marques de luxe où la production est restée relativement rare par rapport à la taille du marché.


Volumes de production Porsche et Maserati
Volumes de production Porsche et Maserati - © Classic Auto Invest

Enfin pour terminer il convient de rappeler l’appartenance désormais durable des marques de luxe et de prestige à de grands groupes automobiles : le groupe Fiat Chrysler Automobiles (FCA) (Maserati depuis 1993), le groupe VW (Bentley, Bugatti et Lamborghini depuis 1998, Porsche depuis 2009), le groupe Ford (Aston Martin de  1987 à 2007 ; la marque étant depuis la propriété de sociétés d'investissement) et le groupe BMW (Rolls Royce depuis 1998).

Cette appartenance aux groupes impose des positionnements produits, prix et marché, de façon à optimiser les résultats financiers et éviter une concurrence directe entre marques du même groupe.

 

Seuls McLaren et Ferrari font encore figure d’agitateurs indépendants capable de jouer en première division ! Ferrari a repris son indépendance en octobre 2015, après 46 ans d’actionnariat Fiat, devenant une société cotée en bourse (holding Ferrari N.V. de droit néerlandais !). Il est intéressant de constater que les deux marques ont finalement une généalogie proche. Fondés sur les circuits automobiles, acteurs de la Formule 1 depuis 1965 pour McLaren et Ferrari depuis 1950 (date de la création du championnat), ils sont aujourd’hui encore seuls à pouvoir justifier d’un palmarès contemporain dans la plus regardée des discipline du sport automobile.



Avec un triplement de leur production dans les années 2000, les marques de luxe automobile sont-elles assurées de voir leur cote en collection aussi soutenue que par le passé ? Notre réponse est partagée. D’abord parce que nous l’avons vu, cela repose sur la capacité des marchés émergeants à recommercialiser une offre de luxe qui n’a jamais été aussi abondante. Ensuite parce qu’il faudra bien distinguer parmi ces modèles, ceux comme les sportives et les découvrables qui seront appelés à avoir plus de demande, de ceux comme les berlines et les SUV qui deviennent vite des occasions démodées et encombrantes. Enfin parce qu’il ne faut pas confondre le luxe et le premium. De ce point de vue, la cote actuelle des Porsche semi-récentes peut laisser planer un doute quant à leur tenue dans le temps. De même, la spéculation sur quelques séries spéciales Maserati dont il ne restera avec le recul du temps de spécial que la couleur de caisse, la surpiqûre des selleries ou quelques décors en carbone ! A ce compte, les productions d’avant 2000 tireront sans doute mieux leur cote vers le haut que les plus récentes du fait de leur vraie rareté. Mais rassurons-nous, les authentiques GT à moteur V8, V10 ou V12, mêmes un peu plus nombreuses que leurs aïeules, continueront d’être vecteur de rêve et de collection.

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Commentaires: 9
  • #1

    Michel DURAND (mardi, 06 février 2018 10:43)

    Très bonne étude de l'avenir de la collection, bien documentée.
    Je serais plus radical, car je pense que les autos postérieures à 2000, voire 1990, sont devenues de purs produits de "parade" compte tenu des conditions de circulation, qui font bien moins rêver ceux qui ne les ont pas et qui sont susceptibles de les acheter plus tard en collection, à un prix plus abordable, et pour assouvir un rêve de jeunesse.
    L'auto fait de moins en moins rêver, surtout les jeunes générations. Mais elles devraient rester fascinées par les "vraies" vieilles autos, au titre d'antiquités, et de reflet d'un monde disparu.
    Je ne vois donc pas de grand avenir pour les sportives récentes. Encore moins pour les épouvantables (je me situe sur le plan esthétique) SUV et4/4 dont la vocation finale est certainement le ferrailleur.

  • #2

    Kohler.olivier@wanadoo.fr (jeudi, 08 février 2018 20:42)

  • #3

    Rolan DROVER (samedi, 10 février 2018 18:20)

    Pas du tout d accord. D'abord un vrai bagnolard ne peut pas evoquer le férailleur. Cest comme un cavalier qui mangerai du steak de cheval....degoutant. Ensuite il ne faut pas confondre SUV....et vrai 4x4....regardez les prix des Defender depuis l'arrêt de la production...

  • #4

    Solange ROVER (samedi, 10 février 2018 18:30)

    Bien dit ! Regardez aussi la cote des Range Rover classic.... 150ke a retromobile....ca laisse rêveur.... et les Range récent sont tout autant désirables....le L322 a eu une carrière trop courte...en V8 cest une auto extraordinaire... et finalement rare donc la cote va monter....ah cest british !!!

  • #5

    Indy (lundi, 19 février 2018 16:25)

    J'ai fait l’acquisition il y a 1 an d'un Touareg W12 450cv de 2005 pour une bouchée de pain, il me fallait un grand véhicule pour mes déplacements capable de rouler par tous les temps et vu le prix d'achat (le 10eme de son prix neuf) je n'ai pas hésité un instant. Vu la qualité de roulage et la rareté de production limitée à 500 ex, c'est peut être un collector en devenir ..
    Mon meilleur ami me tanne pour que je le lui revende depuis qu'il l'a essayé car je l'avais acheté en provisoire pour 1 an, mais je n'ai aucune envie de m'en séparer ! Mon concessionnaire me dit que quand je lui laisse en révision les clients font des photos car ils connaissent l'existence et la diffusion confidentielle de ce véhicule, mais ne l'ont jamais vu.

  • #6

    MiG MaG (lundi, 19 février 2018 17:15)

    Bonjour, que pensez-vous de l'avenir d'une Maserati GranTurismo S boite robotisée? Mon épouse et moi en avons acheté une d'occasion (31k KM) il y a 4 ans. Nous avons déjà réalisé 60K km depuis, lors de plusieurs vacances. Aucun réel problème, et quel sono...

  • #7

    Guirao Alexandre (mardi, 13 mars 2018 10:26)

    La Maserati Granturismo représentera la dernière Maserati à utiliser un moteur Ferrari, les futures générations n'étant plus basées sur les mêmes moteurs du fait que Ferrari est indépendant de Maserati maintenant, et que Maserati restera dans le groupe Fiat, et du fait aussi des difficultés à passer les normes de dépollution avec un gros V8 atmosphérique. De ce point de vue la Granturismo sera une bonne auto à collectionner. Maintenant elle encore une occasion, et le restera encore quelques temps. Sa devancière, la 4200 commence tout juste à intéresser les passionnés et les prix sont stables autour de 25-30 K€. La Granturismo va continuer à perdre de la valeur, jusqu'à sortir de son cycle occasion, sans doute d'ici 3 à 4 ans. Il faut voir que le nouveau modèle qui la remplace va sortir fin 2018, et va mettre sur le marché de l'occasion beaucoup de Granturismo encore récente ce qui va faire rapidement baisser les prix. Profitez bien de la vôtre et faites beaucoup de kilomètres pour faire baisser votre TCO (coût total d'utilisation) !

  • #8

    DGoccitanie (mardi, 03 avril 2018 04:52)

    Bonjour,
    J'ai investi, d'abord comme passionné dans une Renault Safrane Biturbo, pour son exclusivité (806 ex), son moteur biturbo préparé par Hartge, sa transmission intégrale,... cela pour un prix de misère - inf 5k€ -
    Pensez-vous que ce modèle prendra de la valeur à l'avenir?

  • #9

    Guirao Alexandre (mardi, 03 avril 2018 10:01)

    Question intéressante pour la Renault Safrane Biturbo : les berlines (mêmes sportives) intéressent en général moins de monde en collection que les coupés, cabriolets ou GT. Cela se vérifie bien sur des modèles de grande série (exemple chez BMW, une M5 e28 a commencé à décoller bien plus tard qu'une M635 Csi). La Safrane Biturbo est certes rare, mais surtout peu connue, donc cela amène peu de demande. Son groupe moto-propulseur n'ayant par ailleurs pas été suivi dans le temps par Renault ni repris sur d'autres modèles, le manque de certaines pièces condamne parfois l'auto à rester immobile. En clair un exemplaire absolument complet et fonctionnel, et de très belle présentation, pourra prétendre à une belle valeur...à condition de trouver en face un acheteur. Idem pour une Lotus Omega par exemple. Le marché restera toujours confidentiel pour ce type d'auto du fait du peu d'exemplaire fonctionnels et de l'impossibilité dans remettre plus en marche. Pour prendre de la valeur une auto doit avant tout rencontrer une demande du marché. La demande est entretenue par le facteur générationnel / nostalgie de ceux qui ont rêvé de cette auto dans leur jeunesse. Je ne pense pas que cela arrivera un jour pour la Safrane Biturbo parce qu'elle restera une méconnue, aussi extraordinaire soit-elle sur le plan technologique et performance. Que cela ne vous empêche pas de conserver la votre amoureusement et surtout de faire connaître ce modèle !

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